L'élection de Barack Obama

Barack Obama

 

 

 

L’arrivée au pouvoir de Barack Obama intervient donc après des dizaines d’années d’un combat acharné et sans relâche de la part des Afro-Américains. Pour ne citer que les principales étapes, on peut dire qu’elle a pu avoir lieu grâce à toute une série d’évènements allant de la fin de l’esclavage en Amérique il y a 143 ans, de la Loi du Droit de Vote des Noirs de 1964, aux  nombreuses révoltes dues à la discrimination raciale dans les écoles publiques et les luttes du Black Power Movement en passant par  le mouvement culturel «Black is beautiful » de 1960 ou le slogan «Say It Loud, I am Black and Proud » de James Brown dans les années 1970. Malgré les assassinats de Malcolm X en 1965 et de Martin Luther King en 1968, nous avons pu voir se réaliser le rêve du pasteur « I have a dream» !

        Mais si Obama l’a emporté, il le doit cependant beaucoup à lui-même. Il a réussi faire oublier, ou à faire passer au second plan son appartenance ethnique pour rassembler la majorité des Américains sans autre clivage que l’éternelle opposition entre les Démocrates et les Républicains. On a tout de même craint un moment « l’effet Bradley », du nom de ce candidat noir à qui l’on promettait la victoire dans son parti, et qui fut finalement battu car une fois dans l’isoloir, les électeurs ne pouvaient pas se résoudre à voter pour un noir. Mais il n’en fût rien. Une expression anglophone dit même de lui : « He makes History » : il est entré dans l’Histoire de son vivant et son élection restera à jamais l’évènement historique le plus marquant du début du XXI°siècle.

        Pour se faire élire, il a su bénéficier d’un engouement résidant d’abord dans sa personnalité, son charisme qu’il a puisés dans son origine multiculturelle et son appartenance à une minorité qui ont façonné sa forte personnalité.

Il a eu à rallier à lui un électorat très varié, avec toutes ses composantes, sans privilégier un groupe par rapport aux autres. Il s’est ainsi octroyé le vote de tous les groupes sociaux culturels dont le vote noir à 95%. Sa force de caractère a été pour beaucoup dans la confiance que lui ont accordé les électeurs. Il a su s’adresser aux groupes les plus divers: les jeunes, les vieux, les Latinos, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques, les Blancs, l’élite et les couches défavorisées, les travailleurs, le monde de la finance et les classes moyennes, les soldats et les vétérans, les femmes et les artistes…

Obama s’est attaqué au symbole le plus prestigieux de son pays : la fonction de président de la république de la nation la plus puissante du monde. A présent nous pouvons dire : « Yes, he did », il a réussi ce dont Martin Luther King rêvait.

Mais attention au futur car il est évident que le président élu ne possède pas de baguette magique pour sortir d’un coup son pays de la crise financière par exemple. Il n’est pas un Dieu pour régler tous les problèmes qui se posent à l’humanité. Il ne peut  pas à lui seul et en quatre ans, voire huit, enrichir les pauvres et sauver le monde de tous les problèmes auxquels il est confronté !  Mais les minorités ont maintenant un modèle concret vers qui elles peuvent lever les yeux. Barack Obama a ouvert la voie à la jeune génération, aux minorités qui l’ont supporté en masse.

 


 

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